Nos Activités

SAVAS (Soutien Aux Victimes d’Agressions Sexuelles) >est une association apolitique et à but non lucratif qui a vu le jour en 2012.

 Partant du constat de la recrudescence des cas de viols au Cameroun et de sa propre histoire, la jeune Francine NGO IBOUM a décidé de mettre cette association sur pied dans le but de participer à la réhabilitation sociale des victimes d’agressions sexuelles à travers les actions suivantes :

  • L’encadrement et le suivi de leurs aptitudes morales, physiques et psychologiques ;
  • Le regroupement des victimes autour des plates-formes de discussions et d’échanges ;
  •  La création des espaces de sensibilisation dans les établissements scolaires ;
  • Le développement des partenariats avec les centres hospitaliers publics, les cliniques privées et avec les forces de l’ordre.

Avec l’agrément de la Délégation Régionale des enseignements secondaires, nous avons mis sur pied le projet  SCHOOL AWARENESS TOUR dont la réalisation a débuté le 12 Novembre 2014 et qui va durer quatre ans. Le projet consiste à faire le tour des 355 établissements scolaires que nous avons pu dénombrer dans la Région du Littoral dans le but de sensibiliser les élèves sur les questions liées au viol, mais aussi de recenser des cas et assurer leur suivi. La grande innovation de ce projet consiste en la création dans chaque établissement scolaire d’un CLUB SAVAS dont les membres ont pour rôle principal de faciliter les discussions sur les comportements à risque du viol dans le but de promouvoir une prise de conscience et un changement de comportement parmi leurs camarades.

Aussi noble que soit le combat que nous menons et aussi grande que soit notre volonté de nous battre, il n’en demeure pas moins vrai que nous rencontrons un trop plein de difficultés qui nous empêchent de réaliser nos objectifs. Conscients que « si les toiles d’araignée s’unissent elles peuvent attacher un éléphant » comme le dit le proverbe éthiopien, nous avons un grand besoin de mobilisation humaine, de renforcer l’équipe avec des volontaires qui nous aideront dans la tâche. Mais ceci n’est pas évident à cause du désintéressement des jeunes à la cause non lucrative, ces derniers n’ayant pas encore compris comme Jean Cocteau que « de temps en temps il faut se reposer de ne rien faire ».

Pour mieux accomplir nos objectifs, nous avons surtout besoin de partenariats avec des hôpitaux, des psychologues pour la prise en charge gratuite médicale et psychologique des victimes nécessiteuses, ce qui n’est pas encore le cas. La tâche est encore plus difficile du côté des associations sœurs (celles qui ont le même objet que nous) avec qui nous aimerons travailler pour mieux venir en aide aux victimes. Mais nous rencontrons une très grande difficulté dans la perception du mot COOPERATION qu’ont ces associations qui nous voient plutôt comme des concurrents.

Mais aussi difficile que soit la tâche nous ne perdons pas à l’esprit qu’ « il n’est qu’une loi fixe, celle qui contraint l’homme à s’occuper sans relâche » pour réaliser ses objectifs et n’oublions pas que la seule chose qui va plus loin que nos paroles, ce sont nos actes.