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Depuis quelques années maintenant, l’on note une nette augmentation des cas de viols au Cameroun. Selon des études menées par certaines associations de la coopération technique allemande au Cameroun (GIZ), 432 000 femmes ont été violées en 2009 au Cameroun. Et Depuis 2011, 500 000 femmes en sont victimes chaque année. Parmi elles, de nombreux mineurs de moins de 15 ans. Pourtant, 5% de violeurs seulement sont inquiétés par la justice, chiffre qui selon nous est fortement dû au mutisme des victimes qui refusent de porter plainte et à la complicité des proches/parents qui ne veulent soi-disant pas jeter l’opprobre sur eux en dénonçant ces malfaiteurs. Cependant, le même organisme cité plus haut a mené d’autres études sur la base des chiffres de l’Institut national de la statistique qui ont montré que 12% des victimes de viol sont âgées de 10 ans au plus et 2% sont des enfants de 0 à 5 ans. Compte tenu de ces chiffres (et surtout de la faible sensibilisation en vue de prévenir ce fléau et accompagner les victimes) et de sa propre expérience de victime de viol, Francine NGO IBOUM a mis sur pied en 2013 l’association SAVAS (Soutien Aux Victimes d’Agressions Sexuelles) dont l’objectif majeur est de participer à la réhabilitation sociale des victimes de viol.

Notre Histoire

Soutien Aux Victimes d’Agressions Sexuelles est une association apolitique et à but non lucratif qui a vu le jour en 2012. Partant du constat de la recrudescence des cas de viols au Cameroun et de sa propre histoire, la jeune Francine NGO IBOUM a décidé de mettre cette association sur pied dans le but de participer à la réhabilitation sociale des victimes d’agressions sexuelles à travers les actions suivantes :

  • L’encadrement et le suivi de leurs aptitudes morales, physiques et psychologiques ;
  • Le regroupement des victimes autour des plates-formes de discussions et d’échanges ;
  • La création des espaces de sensibilisation dans les établissements scolaires;
  • Le développement des partenariats avec les centres hospitaliers publics, les cliniques privées et avec les forces de l’ordre.

De manière générale, d’accomplir au Cameroun comme à l’étranger, tous les actes et opérations nécessaires ou utiles à la réalisation des objectifs sus-cités ;

 Le livre autobiographique FLEUR BRISEE (éditions l’Harmattan-Paris, 120 pages, 2013) écrit par la fondatrice a vu le jour pour servir de support de sensibilisation et dans le même but d’encourager les victimes à ne plus considérer le viol comme une fatalité et à avoir le courage de le dénoncer car si personne ne fait rien, rien ne se passera jamais.

Francine Ngo Iboum

Henriette Francine NGO IBOUM est née le 24 Mars 1989 à Songloulou. Bien qu’ayant fait des études de commerce, elle n’a jamais eu pour véritable passion que la littérature, passion qui lui permettra de décrocher le troisième prix étranger du concours international des 10 mots de la francophonie organisé par l’AFAL. Engagée dans la lutte contre les violences sexuelles, cette jeune camerounaise est aujourd’hui présidente fondatrice de l’association de Soutien Aux Victimes d’Agressions Sexuelles, en abrégé SAVAS.

Fleur Brisée

En proie à toutes sortes de tourments après le viol dont elle a été victime, la jeune héroïne essaye tant bien que mal de refaire surface et de se réhabiliter socialement. Sa guérison commence lorsqu’elle décide de suivre les conseils de son psychologue en tenant un journal intime qui lui permet d’extérioriser tout ce qu’elle ressent. Et avec l’aide de ses proches, elle continue un combat qui est devenu celui de toute sa vie. Elle apprend à vivre avec cette souffrance dans sa chair, dans sa peau, dans son âme. Elle apprend à vivre avec son expérience douloureuse, à l’intégrer dans son quotidien, pourra oublier ce jour où tout a basculé…